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Histoire de France

Sur l'Histoire de France sur sa nation et son peuple, sur ses reines et ses rois.

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Germaine Tillion une grande figure de la Résistance Pionnière de l'ethnologie et grande figure de la Résistance française,difficile de caractériser en une formule celle qui fut à la fois une grande résistante, une ethnologue émérite, un écrivain engagé et une médiatrice respectée.Lorsqu'elle rentre en France en 1940, elle découvre Paris occupé et soumis. Au Musée de l'homme, où elle travaille, elle participe aussitôt à la création du premier réseau de Résistance contre l'occupant. Elle a alors 32 ans et elle coordonne, aux côtés de Paul Hauet, colonel en retraite septuagénaire, l'activité de groupes implantés dans plusieurs régions. On s'y dédie notamment à l'évasion des prisonniers. Dénoncée en 1942 par un agent double, elle est aussitôt déportée au camp nazi de Ravensbrück, avec sa mère qui sera gazée en 1945.Enregistrée comme prisonnière politique, Germaine Tillion aborde l'horreur de ce camp avec l'œil distancié de l'ethnographe. Elle met ses camarades de baraquement à contribution pour obtenir le maximum d'informations utiles au déchiffrement du projet nazi. Germaine Tillion est libérée le 23 avril, après l’arrivée d’un convoi de la Croix-Rouge suédoise à Ravensbrück. Exilée en Suède, elle démarre une étude sur l’histoire de chaque détenue libérée grâce à la documentation qu’elle et ses camarades ont rassemblée et cachée pendant leur détention. Parmi ces documents, une pellicule de photos montrant les jambes mutilées de jeunes polonaises victimes d’expériences soi-disant médicales perpétrées par les nazis. Elle parviendra ainsi à raconter l’histoire de près de quatre mille femmes, soit quasiment la moitié des Françaises déportées. Elle recevra d’ailleurs un prix Pulitzer en 1947 pour ses actes héroïques durant la Seconde Guerre mondiale. Elle fut une des Françaises les plus décorées.Germaine Tillion est l’une des rares femmes à avoir été élevé à la dignité de Grand-Croix de l’ordre de la Légion d’Honneur par décret ,Germaine Tillion est titulaire des distinctions suivantes : Grand-croix de l'ordre national du Mérite (1981), Croix de guerre 1939-1945, Médaille de la Résistance avec rosette, Médaille de la déportation pour faits de Résistance.

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La Mode sous l'Occupation La France est le pays de la haute couture par excellence. Les femmes, sous l’occupation, ont tenté par tous les moyens de conserver l’élégance et le bon goût attribués aux françaises, malgré les restrictions et les pénuries..La silhouette féminine du début des années 1940 a les épaules larges, la femme porte des robes raccourcies, à la taille serrée et ceinturée, et à manche ballon.Petit à petit, les gros manteaux sont abandonnés pour laisser place à la veste, telle celle des hommes, souvent portée sur plusieurs couches.La Seconde guerre mondiale impose de lourdes restrictions qui touchent également l’habillement. Elles ont, par tous les moyens (récupérations, raccommodages…) essayé de s’habiller en suivant la mode et les codes de bonne conduite.La mode subit une transformation dans ses matériaux mais évolue également face aux bouleversements des modes de vie. Le succès des vélos face à la pénurie d’essence favorise les sacs en bandoulière et les jupes-culottes. La vie mondaine parisienne perd le faste et l’excentricité d’avant-guerre. Mais alimentée par le maintien des programmes des théâtres, cabarets et courses hippiques, elle justifie, pour une clientèle d’habitués et aussi pour de nouvelles fortunes qui ont su tirer profit du marché noir ou des relations franco-allemandes, la production de robes de soir, de pièces d’exception nécessitant des heures de travail laborieux de la part des petites mains parisiennes.Les femmes renouent avec la féminité : elles portent de grandes robes sous des capes, leurs épaules sont souvent nues et l’on entrevoit leur poitrine grâce au décolleté en U.La mode de la rue s’adapte à la guerre. L’hiver 1940 voit le début de l’épidémie de turban, commode pour le travail en usine. En 1941, chaussures et vêtements sont rationnés. De 1940 à 1944, les épaules s’élargissent, les robes et jupes raccourcissent, la taille soulignée. Le port du tailleur, du pantalon, de la jupe-culotte et le sac en bandoulière, adaptés à bicyclette, se démocratisent.Les Allemands tentent de transférer les principales maisons à Berlin ou Vienne, mais les dirigeants de la chambre syndicale de la couture résistent.

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Les Françaises dans la Résistance Les femmes dans la Résistance intérieure française ont joué un rôle important sous l'occupation du pays. Elle moins nombreuses que les hommes, les femmes représentent 10 à 16 % des résistants. Le rôle des femmes dans l'opposition aux occupants allemands de la France et du régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale est important. Il détermine en effet la prise de position de nombreuse Françaises, qu'elle était contre ou en faveur de l’occupant et/ou de la politique de l’Etat français. L'armistice avec l'Allemagne, le 22 juin 1940, divisé la France en zones occupées et non occupées. Pétain, de la ville française de Vichy, dirigeait la zone non occupée et devint, un régime ce collaborateur de l'Allemagne nazie. La résistance était préconisée par le général de Gaulle. Les femmes de toutes les appartenances sociales, religieuses et politiques. Impliqué dans les diverses activités de la résistance groupe. Elles était fortement impliquées dans les activités de messagerie et de nouvelles clandestines et étaient chargées de transporter des informations extrêmement sensibles. Bien que n'étant pas traditionnellement considérées comme une "résistance", les services d'assistance sociale aux réfugiés et aux réfugiés étaient leur activités etait essentiellement accomplies par des femmes qui assument ces rôles servent les combattants avec des cartes de rationnement et servent de la nourriture aux personnes vivant dans les camps de réfugiés. Il était inhabituel qu'une femme de la Résistance française soit une leader, à quelques exceptions près. Marie-Madeleine Fourcade, fut la seule femme à diriger un réseau entier, commandait le réseau de trois mille alliances soutenu par les Britanniques. Certaines femmes se livrent à des assassinats, des sabotages et des combats armés. Les combattantes à temps plein étaient extrêmement rares, mais elles existaient. Certaines femmes ont participé à des assassinats, à des sabotages et à des combats. On le voit, la Résistance des femmes, qu’elle que soit sa forme d’engagement, est bien réelle elles prennent des risques.

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Sapin de Noël sous ancien régime Une première fois, comme en atteste une lettre datée de 1711, Charlotte-Élisabeth de Bavière, duchesse d'Orléans et belle-sœur de Louis XIV, tente de lancer la coutume de l'arbre de Noël en France. C'est compter sans l'influence de l'austère marquise de Maintenon, ennemie jurée de la princesse palatine, qui fustige cette "coutume païenne".Marie Leszczynska veut également l'importer de sa Pologne natale, mais à la cour de Louis XV, la reine compte pour rien, ou presque. La marquise de Pompadour est seule initiatrice des modes. Il faudra encore attendre un siècle, et une nouvelle duchesse d'Orléans d'origine allemande, Hélène de Mecklembourg, belle-fille du roi Louis-Philippe, pour que resplendisse au palais des Tuileries l'arbre scintillant autrefois boudé par Versailles.La coutume de décorer un arbre pour les fêtes de Noël vient d’Allemagne et des pays de l’est de l’Europe. Au XVIIIème siècle, cette tradition n’est pas du tout dans les mœurs des Français ! Les princesses germaniques qui arrivent à Versailles s’en étonnent. L’une des premières à tenter de diffuser ce folklore à la Cour est une princesse bavaroise : Elisabeth-Charlotte, seconde épouse de Monsieur frère de Louis XIV. En décembre 1708, dans une lettre à sa fille devenue duchesse de Lorraine .  Cette tradition se généralisa après la guerre de 1870 dans tout le pays grâce aux immigrés d’Alsace-Lorraine qui firent largement connaître la tradition de l’arbre de Noël aux Français.C’est à cette période que le pays entier adopta cette tradition.. Après la Première Guerre mondiale, le sapin se répand dans de nombreuses familles. On va le couper, on le décore, on y dépose quelques cadeaux. Le sapin peut également servir d’hommage et de cadeau en lui-même dans les lieux publics, les hôpitaux, les mairies, etc…

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12 décembre 1791 naissance de Marie-Louise d'Autriche Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine est née le 12 décembre 1791 à Vienne au Palais de la Hofburg, elle est la fille de l'archiduc François de Habsbourg-Lorraine, fils de Leopold II à qui il succède peu de temps après, le 1er mars 1792. Sa mère est Marie-Thérèse de Bourbon-Sicile, fille de Ferdinand IV. Ses deux parents avaient donc pour grand-mère la grande impératrice Marie-Thérèse d'Autriche et pour tante Marie-Antoinette.Marie-Louise est proche de son père, l'empereur du Saint-Empire romain germanique François II, dont elle est la fille préférée. Parmi ses onze frères et sœurs, les autres préférences de l’empereur vont à Marie-Léopoldine, future impératrice du Brésil .Elle étudie les langues, en particulier le français, langue internationale de l’époque, et l’italien, autre langue maternelle de ses parents (l'empereur, son père, est né à Florence et l'impératrice sa mère à Naples) alors que son allemand reste plutôt médiocre. Le reste de sa formation prévoit des notions générales mais peu approfondies de littérature (expurgée), de calcul, de géographie et d’histoire de la Maison d’Autriche et des principales dynasties d’Europe. La famille impériale, depuis la période de "La Grande" Marie-Thérèse(†1780), mène une vie privée « bourgeoise ». Elle apprécie que les archiduchesses se consacrent à des activités féminines. Marie-Louise aime le jardinage, la cuisine, la broderie et la musique (son instrument préféré est le piano) Bien qu'archiduchesse et élevée par des gouvernantes, Marie-Louise connaît une enfance bourgeoise et heureuse malgré les exils auxquels sont contraints les siens comme en 1805,son éducation est marquée par la haine de la France révolutionnaire puis par celle de Bonaparte, l’Autriche ne cessant d’être humiliée par des défaites et dépossédée de certains territoires. Comme elle le confia à Méneval plus tard : « sinon dans la haine, au moins dans les sentiments peu favorables à l'homme qui avait mis plusieurs fois la maison de Habsbourg à deux doigts de sa perte, qui avait obligé sa famille à fuir de sa capitale et à errer de ville en ville au milieu de la confusion et de la consternation .

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les "munitionnettes" des usines d'armement Les "munitionnettes", ainsi sont-elles dénommées. C’est dans ces secteurs que l’embauche des femmes se fait en priorité. Au début de la guerre, la France produisait au plus 700 obus de gros calibre par jour. Bientôt, l'Armée en demande urgemment 50 000, soit 70 fois plus.Le besoin de main‑d’œuvre féminine est inévitable. D’autant plus que beaucoup d’entre elles, dépendantes de leurs maris avant la guerre, se retrouvent dans une réelle nécessité et n’ont pas d’autres choix que de travailler à l’usine. L’allocation de l’État est très faible : 1,25 franc par jour plus 50 centimes par enfant à charge,En fait, les ouvrières sont assignées aux travaux de nettoyage et de manutention, ou à la chaîne pour la soudure et le polissage. Si elles sont sur des machines perfectionnées, le réglage est effectué par un homme et elles sont surveillées par un contremaître (un pour 10 ouvrières).Il sera exceptionnel de donner à une femme les connaissances techniques qui lui manquent. On ne relève que quelques cas dans lesquels des ouvrières vont devenir qualifiées. Encore ont-elles subi une sélection draconienne et reçu une formation accélérée. Contrairement à une idée reçue, la Grande Guerre n’a pas donné à la main d’œuvre féminine un relèvement de sa qualification.Les conditions de travail étaient plus difficiles que certaines autres professions, mis à part le travail dans les champs. Le travail des usines d’armement est essentiellement un travail répétitif, et même souvent fait à la chaîne. C’est également un travail pénible du fait du poids des obus.Chaque obus pèse 7 kg. En temps de production normale, 2 500 obus passent en 11 heures entre leur mains. elle devait soulever deux fois chaque engin, elle soupèse en un jour 35 000 kg. Au bout de ¾ d'heures, toute frêle, toute jeune, toute gentille dans son grand tablier noir, poursuivre sa besogne. Elle est à la cloche depuis un an. 900 000 Un fardeau de sept millions de kilos.En 1918, les usines d’armement emploient 430 000 femmes. De timides tentatives sont menées pour veiller sur leur santé. En 1917, les française sont en grève contre leurs conditions de travail

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Mesdames de France Le couple royal, Louis XV et sa femme Marie Leszczynska, donne naissance, en une dizaine d’années, à dix enfants : huit filles, ainsi que le dauphin et un second fils qui ne survivra pas à la rougeole. Louise de France, la dernière, naît en 1737. Élevées à la Cour ou dans une abbaye, elles forment avec le dauphin une fratrie unie qui n’hésite pas à se liguer contre les maîtresses de leur père. Mesdames restent de longues années à Versailles, avant de fuir la Révolution française.Les filles de Louis XV portent le titre de « Madame ». Au nombre de huit, elles ne sont pas toutes élevées à la Cour de Versailles car leur éducation est jugée trop coûteuse. Les quatre cadettes, Victoire, Sophie, Thérèse et Louise, sont donc placées à l’abbaye de Fontevraud tandis que les aînées, Louise-Elisabeth, Anne-Henriette, Marie-Louise et Marie-Adélaïde, restent aux côtés du roi. Séparées, l’influence de Mesdames est limitée.Par la suite, elles sont toutes réunies au Château et surveillent de près les maîtresses et favorites de leur père. Madame de Pompadour l’a compris : il faut maintenir à distance ces princesses intrigantes qui l’affublent de surnoms malveillants. Seule l’aînée, Madame Louise-Elisabeth, se marie en 1739 à l’un des fils du roi d’Espagne ; les autres restent à Versailles, installées dans plusieurs appartements.À l'arrivée sur le trône de son neveu Louis XVI, elle caresse l'espoir d'exercer une influence sur lui, mais doit vite réaliser qu'il ne lui accordera pas le rôle qu'elle espère. Elle déménage au plus près de Louis XV dans le corps central du Château, au grand dam de Madame de Pompadour. Accompagnée de sa sœur Madame Victoire, les deux princesses y restent jusqu’à la Révolution. Les autres meurent avant de voir éclater la colère du peuple. En 1789, sous la pression de la Révolution, elles quittent Versailles pour le château de Bellevue, ancienne résidence de Madame de Pompadour, offert par leur père en 1774. Dans les années 1790, face au danger, Marie-Adélaïde et Victoire de France, les deux dernières survivantes de la fratrie, s’enfuient vers l’Italie. En 1800, Madame Adélaïde meurt à Trieste, peu de temps après sa cadette (1799).

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Jeanne d'Arc, la sainte des tranchées Jeanne d'Arc, un symbole national devenu une figure sainte à l' occasion de la Grande Guerre. Restée longtemps dans l'oubli, Jeanne d'Arc devient une figure incontournable au XIXème siècle. La gauche voit en elle « une fille du peuple ». Elle devient aussi une figure patriotique : Jeanne la Lorraine... cette terre partiellement envahie. Les pèlerinages militaires se multiplient à Domrémy, village natal de celle qui a « bouté l'ennemi hors de France ». Et puis, depuis sa béatification en 1909, Jeanne est une figure religieuse omniprésente dans les églises... ce qui contribue à sa popularité.La guerre conduit à une union sacrée autour de Jeanne d'Arc. Civils et militaires peuvent s'identifier à celle qui a connu les pillages et les combats. La propagande s'empare d'elle : les statues détruites montrent la « barbarie » des Allemands, celles qui échappent aux bombardements témoignent des « miracles » de Jeanne, « soldat de Dieu » qui mènera à la victoire sur une nation majoritairement protestante. Jeanne est celle qui chevauche à la tête des soldats partant à l’attaque pour « bouter hors de France » l’envahisseur, comme elle avait su le faire en son temps. Son rôle auprès du roi Charles VII et la libération de la ville d’Orléans en font naturellement l’alliée des « Poilus »Jeanne, elle, aide à faire la guerre,on la retrouve dans les « Journaux de tranchées » tenu par les poilus. En 1917, Jeanne d'Arc est partout : au cinéma, au théâtre et à l'opéra avec un drame lyrique , carte postale, affiche de propagande qui lui est consacré...Pour beaucoup, la victoire de 1918 est imputable à Jeanne d'Arc.Le projet de Maurice Barrès d'une fête nationale en son honneur voit le jour. Jeanne restera même très présente après la fin du conflit : la "Sainte des tranchées", implorée par les soldats et leurs familles, se retrouve à partir de 1919 dans des chapelles dédiées ou sur des monuments aux morts qu'ils soient religieux ou républicains. L'heure est au consensus et à l'apaisement des tensions entre l'Eglise et l'Etat. Le Vatican reprend ses relations diplomatiques avec la France et reconnaît ses sacrifices en canonisant Jeanne d'Arc en 1920.

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L'héroïne de Loos, Émilienne Moreau Émilienne Moreau est née à Wingles.Sa famille s’installe en juin 1914 à Loos où son père, ancien mineur .Elle a 16 ans lorsqu’il meurt en 1914, victime des privations.La ville est alors occupée par les troupes allemandes.Son frère meurt au combat un peu plus tard. En février 1915, les autorités allemandes ordonnent à Émilienne, qui avant la guerre voulait devenir institutrice, d’ouvrir une école improvisée dans une cave pour faire la classe aux enfants de Loos. Mais traumatisée par la mort de ses proches et souhaitant venger leur mémoire, l'engagement de la jeune fille va outrepasser ces simples fonctions d'institutrice. les troupes britanniques, les Highlanders écossais du 9th Black Watch, préparent une attaque. Émilienne, qui a repéré les casemates des occupants, va à leur rencontre, les prévient d’un piège tendu par les Allemands et leur donne des informations sur les positions ennemies.L’offensive est lancée. La maison des Moreau est transformée en poste médical. Durant vingt-quatre heures,Émilienne seconde un médecin écossais, aide à transporter les blessés et donne les premiers soins. Elle participe également aux combats, abattant quatre soldats ennemis.Si elle a effectivement fait de sa maison un poste de secours avec l’aide d’un médecin militaire écossais, elle a aussi donné de précieuses indications qui ont permis aux soldats britanniques de réduire un nid de résistance allemand.Mieux encore : pour sauver un soldat britannique pris sous le feu, elle a lancé des grenades pour mettre hors de combat deux tireurs embusqués allemands, cachés dans une maison voisine de la sienne.Et elle récidivera un peu plus tard, en tirant sur deux fantassins ennemis .Finalement, la ville est reprise aux Allemands.Émilienne Moreau devient, à 17 ans,"l'héroïne de Loos" et est citée à l'ordre de l'armée par le général Foch.Cet exploit, très rare à l’époque, est très mal perçu par les Allemands qui ne tolèrent pas que des civils puissent se battre contre des soldats. Outre les décorations britanniques, elle recevra aussi la Croix de Guerre avec palme. Elle sera est une résistante Compagnon de la Libération pendant la seconde guerre mondiale.

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René Fonck, l'as des as René Fonck est le plus grand as des aviateurs de la première guerre mondiale. Sa supériorité sur ses adversaires n'était pas due à des coups de chance ou à des hasards mais bien à sa technique de combat servie par des qualités exceptionnelles. Mobilisé le 22 août 1914, le jeune ingénieur vosgien, diplômé des arts et métiers, est versé tout de suite dans l'aéronautique militaire à Dijon. Après des classes pénibles au 11e Génie à Épinal, il est enfin affecté en tant qu'élève pilote à Saint-Cyr-l'École le 15 février 1915. Il suit ensuite le cours de perfectionnement de Lyon avant d'attaquer la pratique sur "rouleurs à la base du Crotoy (Somme) où il obtient son brevet de pilote sur Caudron G 4le 31 mai 1915 (n° 779). Il a tout juste 21 ans. Le caporal René Fonck est envoyé à l'escadrille de reconnaissance à Corcieux (au sud de St-Dié).René Fonck est l' "As des as" français de la Première Guerre mondiale, avec 75 victoires homologuées.Pilote d'observation, le 6 août 1916, aux commandes d'un Caudron G4, il oblige un pilote ennemi, naviguant sur un avion de reconnaissance de type Rumpler C.I, d'atterrir à l'arrière des lignes alliées.Après cet exploit et suite à ses succès, il est muté au groupe de combat n°12 (escadrille des cigognes) au sein de l'escadrille n°103, Pilote au courage froid, possédant une science du combat aérien presque instinctive, Fonck était servi par des qualités physiques et morales tout à fait exceptionnelles qu'il s'attachait méthodiquement à entretenir. Une acuité visuelle et une habileté manœuvrière remarquables lui permettaient de maîtriser le déroulement des combats qu'il savait engager avec un sens tactique développé. Il pouvait placer une balle dans une pièce de dix centimes à 20 mètres de distance. Tireur d'élite, il triomphe de la plupart de ses adversaires en quelques courtes rafales sans jamais avoir été lui-même descendu ni touché.Mais sans doute en a-t-il obtenu plus de 100, ce qui en fait le pilote ayant le meilleur palmarès de chasse, toutes nations confondues. Pourtant l'As des As va sombrer dans l'oubli.

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Général Henri Gouraud, héros des Dardanelles Occulté par des figures comme Foch, Joffre, Pétain et même Mangin, Henri Gouraud n’en fut pas moins l’un des plus braves généraux français de la Grande Guerre. Sa belle carrière, commencée dans la Coloniale et marquée par une mutilation à vie, sera couronnée par le succès de l’administration de la Syrie et du Liban . Retour donc sur l’un des officiers les plus attachants de l’Armée française des années 1910-1920.En 1915, il prend le Commandement du Corps d’Armée Colonial, puis du Corps Expéditionnaire Français qui doit participer à l’opération du Détroit des Dardannelles aux côtés des Forces du Commonwealth. Gouraud et ses soldats sont alors directement placés sous le commandement des forces britanniques que commande Sir Ian Hamilton. Le Général Gouraud fait débarquer sa première vague à Kumkale afin d’effectuer une diversion contre les forces du Général Liman von Sanders (officier allemand encadrant l’Armée Ottomane)  sur la côte asiatique. Fantassins et soldats coloniaux finissent par s’emparer du village de Kumkale après de violents combats, parfois à la baïonnette ou à l’arme blanche. Mais les Ottomans lancent plusieurs contre-attaques contre les Français et les Tirailleurs coloniaux qui résistent farouchement et empêchent leurs ennemis de reprendre la position. Mais à la grande rage des Français, Hamilton leur demande d’abandonner leur conquête pour les rejoindre à Gallipoli où les Britanniques, ainsi que les Australiens et les Néo-Zélandais ont subi des pertes effroyables face aux Ottomans qui résistent sous l’impulsion du Colonel Mustapha Kemal.  Pour les soldats, tout comme les officiers présents sur le terrain, le danger est partout étant donné que les Turcs bien encadrés par les Allemands bombardent les Alliés sans répit.Hamilton décide de lancer une attaque franco-britannique contre Kerevesdere. Aux Français de Gouraud revient la tâche la plus ingrate et la plus difficile ; attaquer frontalement Kerevesdere pendant que les Britanniques tentent un débordement. Si les Français se battent bravement et remportent quelques succès .Gouraud est grièvement blessé par un obus. Remplacé par d’Amade.

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4 décembre 1642 La mort du Cardinal de Richelieu Le 28 novembre 1642, Richelieu est pris d'un fort accès de fièvre et se plaint de violentes douleurs au côté. A dater de ce jour, sa santé va se dégrader très rapidement. Le 2 décembre, le malade crache du sang. Ses médecins ne cachent pas leur pessimisme. La duchesse d'Aiguillon, sa nièce préférée, fait de son mieux pour soulager ses souffrances. Surmontant la douleur et l'épuisement qui le gagne, Richelieu, jusqu'aux derniers instants, conserve la haute main sur les affaires du pays.Entre deux crises de suffocation, il délivre ses ultimes ordres à une escouade de secrétaires réunis à son chevet. Vers deux heures de l'après-midi, Louis XIII, revenu de Saint Germain en Laye, se présente au Palais Cardinal afin de rendre une dernière visite à son ministre. Depuis le 20 novembre, les deux hommes ne se sont pas vus ni n'ont échangé un mot (si ce n'est un court billet se rapportant à la dépêche que le cardinal a fait suivre au roi). Théâtral, Richelieu surmonte ses souffrances pour enfoncer. le cardinal demande à rester seul avec le roi. L'esprit toujours vif, il insiste pour que le souverain conserve les secrétaires d'état en place et désigne le cardinal Mazarin comme son successeur. Louis XIII se sent obligé de céder à ces exigences. Avant de quitter la pièce, le roi tient à présenter lui-même au malade deux jaunes d'oeufs qui ont été prescrits comme ultime médication. Puis, se retirant, Louis XIII longe les galerie du Palais Cardinal en direction du Louvre et s'arrête devant les tableaux amassés par son ministre. Certains témoins ont prétendu l'avoir entendu rire ; comme si la disparition de Richelieu le soulageait.Au soir, Richelieu implore Chicot, son médecin et ami, de lui dire clairement combien de temps il lui reste à vivre. Il demande à se confesser.Le lendemain, Louis rend de nouveau visite au malade avec qui il a une entrevue d'une heure.Cette fois, il en sort bouleversé. Sentant sa fin proche, Richelieu demande au curé de Saint Eustache, sa paroisse, de lui administrer les derniers sacrements. A l'évêque de Lisieux, le fidèle Copéan qui s'étonne de son assurance devant la mort.Il sera inhumé à la Sorbonne.

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Les « Petites Curie » montent au front pour sauver la vie des soldats blessés Quand éclate la Première Guerre Mondiale, Marie Curie, naturalisée française, a une réputation scientifique solidement établie, bien qu’écornée par une partie de la presse parisienne. Elle aurait pu se tenir à l’écart du conflit… Qui aurait pu lui en tenir rigueur? Au contraire, elle y prendra une part active .Au début de la guerre, il n’était pas question pour l’état-major de s’encombrer de structures médicales lourdes au plus près des zones de combat. Et pour cause! Le mot d’ordre était alors « l’offensive à outrance » et, donc, au mouvement. Pour les blessés, il était prévu un traitement sommaire avant de les évacuer vers l’arrière pour les faire soigner dans les hôpitaux après les avoir triés en fonction de la gravité de leur cas. Seulement, l’on n’avait pas suffisamment pris en compte les blessures causées par certaines armes, comme les mitrailleuses, les éclats d’obus et les schrapnels. La stabilisation du front, à partir de l’automne 1914, permit de revoir cette organisation. Et ce fut donc là que Marie Curie joua un rôle. De par ses travaux, la physicienne connaissait parfaitement l’utilisation que l’on pouvait faire des rayons X en médecine. Mais, en 1914, la radiologie est une discipline qui émerge à peine en France, où l’on ne compte seulement qu’environ 170 spécalistes, dont 1 seul médecin militaire.Pourtant, les systèmes radiologiques pouvaient être fort utiles aux chirurgiens devant opérer des soldats blessés, dans la mesure où ils permettaient d’affiner leurs diagnostics en localisant précisément les éclats d’obus dans les corps de leurs patients. L’enjeu était alors d’apporter ces matériels au plus près de la ligne de front, afin de prendre en charge le plus rapidement possible les soldats blessés. Bien évidemment, il n’était pas question de systèmes fixes… D’où l’idée de disposer de moyens mobiles.Pour être précis, le médecin-major Lamoureux, de la 7e sous-direction du ministère de la Guerre, avait chargé Antoine Béclère, Paul Aubourg et Georges Haret d’imaginer des automobiles dotées de matériels radiologiques dès le 6 août 1914.

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2 décembre 1804 le sacre Napoléon Le 2 décembre 1804 Napoléon Bonaparte est sacré empereur des Français à Notre-Dame de Paris, en présence du pape Pie VII. À peine âgé de 35 ans, il reconstitue à son profit l'Empire de Charlemagne .Napoléon, comme Charlemagne, voulait se faire couronner par le pape, non pas à Rome mais à Paris. Après bien des hésitations, Pie VII consentit, en souvenir du Concordat, à accepter l'impérieuse invitation. Arrivé en France, il fut instruit par l'impératrice de sa situation matrimoniale (Napoléon et Joséphine avaient été mariés civilement en 1796) et demanda que les souverains fussent unis religieusement avant le sacre. L'Empereur dut céder à cette exigence et une bénédiction nuptiale fut donnée en secret aux Tuileries.Le lendemain matin,le couple impérial prit place dans un carrosse de gala et se dirigea, au son des salves d'artillerie, vers Notre-Dame, où se pressaient déjà des centaines d'invités. Depuis bien des heures, le pape attendait, abîmé dans ses prières. Vers midi, Napoléon apparut enfin, vêtu d'une tunique à l'antique et d'un manteau écarlate. Joséphine le suivait, étincelante de diamants. Le souverain reçut alors les onctions des mains du Saint-Père, puis il saisit la couronne et la posa lui-même sur sa tête. La cérémonie est quelque peu brouillonne et totalement dénuée de spiritualité et de recueillement. Elle s'éternise pendant trois longues heures dans le froid vif de décembre. Pie VII donne l'onction à Napoléon et Joséphine. Après la messe, il bénit les emblèmes impériaux : anneau, épée et manteau.Geste d'une signification profonde : il voulait montrer à tous qu'il ne la tenait que de lui-même. Puis il couronna Joséphine, agenouillée devant lui. Contrairement à la légende, Pie VII avait été prévenu de cette transformation du cérémonial, qu'il avait dû accepter. La cérémonie terminée, le cortège précédé de flambeaux regagna les Tuileries en faisant un grand détour par les boulevards. Partout la joie populaire éclata. La cérémonie du sacre est ordonnancée par le peintre Jacques-Louis David, adepte du néo-classicisme et du retour au style antique. La cathédrale est comble.

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les paysannes dans la Grande Guerre Les paysannes sont parmi les héroïnes oubliées de la Grande Guerre. Leurs maris au front, elles vont se mobiliser afin de continuer à entretenir la puissance agricole française.La vaillance de la paysanne française est proverbiale; mais jamais elle ne s'est plus brillamment affirmée que depuis la déclaration de guerre. Aidée des vieux paysans et des jeunes gars que l'armée n'avait pas encore pris, cette paysanne a fait la récolte de 1914, assuré celle de 1915 et elle prépare celle de 1916. Sauf sur quelques points, d'ailleurs peu nombreux, cet effort gigantesque n'a pas épuisé les forces ni surtout le courage des fermières, des métayères, des ménagères françaises. Elles continuent presque toutes à soigner le bétail, à labourer, à semer, à moissonner, à vendanger, tout en donnant leurs soins à leurs jeunes enfants et à leurs vieux parents. Les merveilleuses française, si vieille, mais douée d'une immortelle jeunesse, ne se sont jamais manifestées de façon plus touchante et plus admirable.Plus de 800.000 d'entre elles vont se retrouver à gérer des exploitations et ainsi continuer à nourrir la population entière. Durant la guerre, 3,4 millions de paysans partent en direction des champs de bataille. Dans cette France rurale où les agriculteurs représentent  40 % de la population, les femmes prennent alors la relève dans les champs, afin de continuer à produire pour nourrir la population, civils et soldats confondus. Dans les fermes françaises, le départ des hommes va provoquer une véritable révolution familiale.Restées sur les exploitations, les femmes doivent désormais soigner le bétail, récolter, vendre, acheter. Dans l'angoisse permanente d'apprendre un jour le décès de leur maris qui leurs prodiguent tant bien que mal quelques conseils par courrier. Conscients de leur rôle de gardiennes du territoire national, les politiques, le président du conseil René Viviani en tête, les appellent dès le début de la guerre à achever les moissons et à ne pas oublier les travaux de l'automne. Entre 1914 et 1918, près de 550.000 agriculteurs perdent la vie au combat une véritable saignée,le gouvernement a minoré le rôle des femmes.

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Les anges blancs ou la quatrième armée Dès la proclamation de la guerre, les femmes revêtent en masse l'uniforme blanc et rejoignent comme bénévoles les rangs des infirmières. Les hommes partis au combat, les femmes se mobilisent et 70.000 bénévoles s'engagent rapidement aux côtés des infirmières diplômées. La demande de personnel soignant est forte: outre les 754 hôpitaux militaires, 1400 hôpitaux auxiliaires gérés par la Croix Rouge seront aménagés dans des écoles, hôtels ou châteaux. Des femmes médecins qui ne sont pas autorisées à exercer dans les hôpitaux militaires, préfèrent servir leur patrie comme infirmières plutôt que rester à l'arrière.L'infirmière, l'«ange blanc» qui soigne et réconforte le soldat blessé est une véritable icône de la Première Guerre Mondiale. Elle forme avec ses pairs la «quatrième armée».Nul ne peut ignorer l’importance de ces femmes, pour la plupart engagées volontaires en tant qu’infirmières dans le but de soulager les blessures aussi bien corporelles que morales des poilus. C’est l’une des figures centrales de la Grande Guerre. L’enrôlement est libre et spontané. Les soldats y voient leur épouse, leur mère, leur sœur . D’autant que les stocks de médicaments et de vaccins sont souvent insuffisants dans les hôpitaux. En 1918, on compte plus de 100 000 Françaises rattachées au Service de santé militaire. Les trois organisations de la Croix-Rouge française sont toutes dirigées par des femmes. Leur seul désir est de se rendre utile face à l’afflux de blessés. Ces femmes veulent soigner les défenseurs de la Patrie. Elles sont bourgeoises, comtesses, mondaines, artistes, étudiantes, veuves mais elles portent toutes le même uniforme. Le Paris mondain devient le Paris charitable et dévoué. Le personnel des hôpitaux est entièrement féminin à l’exception du médecin-chef. Et elles ne manquent pas d’initiatives. Palais, hôtels, villas, maisons, appartements ou chaumes, tout habitacle ayant toit et âtre eut à sa porte une hôtesse militante et intrépide qui hébergea un ou plusieurs des navrés de la famille nationale et se voua à leur guérison. Elles aussi, elles donnaient leur vie, mais, comble de l'héroïsme, sans combattre .

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29 novembre 1226 Louis IX est sacré roi de France Le lendemain, 29 novembre, premier dimanche de l’Avent, Louis est revêtu d’une chemise de toile très fine et d’une camisole de satin ouverte aux neuf endroits où doit se faire l’onction, puis d’une longue robe d’étoffe d’argent ; il se rend ensuite à pied jusqu’à la cathédrale, accompagné du clergé récitant les oraisons habituelles.Pour y suppléer, trois prélats dévoués à la monarchie vont se livrer à un tour de passe-passe juridique. Dans une lettre, adressée à tous les évêques, archevêques, comtes et ducs, ils témoignent que le roi, sur son lit de mort, a ordonné que Blanche soit régente. Mais jusqu'à quand ? Depuis 150 ans, les capétiens n'ont pas eu à gérer ce problème, les textes sont flous. La coutume veut que la majorité soit fixée à quatorze ans chez les roturiers et vingt et un ans chez les nobles.Elu de Dieu et épée du royaume, le roi doit être chevalier. Alors, on adoube à la hâte le jeune Louis (futur Saint Louis), à Soissons, sur la route de Reims où il doit être sacré le plus vite possible pour éviter les troubles. Puisque les grands feudataires sont, en droit, de possibles régents, Blanche doit les devancer, au prix d'un couronnement à la sauvette.A Reims, l'assistance est clairsemée. Les Grands du royaume ne sont pas là. Certains n'ont pas eu le temps matériel de se préparer. D'autres pensent qu'une cérémonie bâclée pour couronner un enfant qui peut être ne vivra pas, n'a pas d'intérêt. Puis, le glaive de Charlemagne passe des mains du comte de Boulogne à celles de l’enfant qui, revêtu des insignes de la royauté, porte à l’offrande le pain, le baril d’argent plein de vin, et les treize besants1 d’or d’usage. Il reçoit alors à genoux l’onction sainte, il reçoit les signes de la royauté franque des mains des évêques consécrateurs et des pairs laïcs et ecclésiastiques du royaume ; son épée .Le roi est sacré et les voûtes de la cathédrale retentissent des acclamations . A seize ans, Louis a pris les armes et commande son armée sans fléchir. Sept ans après son sacre le petit roi publie sa première ordonnance à Melun.lors d'une assemblée qu'il a convoquée. Le 25 avril 1234, il est déclaré majeur.

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le 28 novembre 1947 mort du Maréchal Leclerc Le 28 novembre 1947, vers midi, à 60 kilomètres au nord de Colomb-Béchar, un bombardier bimoteur B-25 s’écrase dans le désert du Sahara, à l’aplomb de la voie ferrée Méditerranée-Niger. Tous les passagers sont tués sur le coup. Parmi eux, le libérateur de Paris et de Strasbourg, emblème vivant de la France libre : le général Philippe Leclerc de Hauteclocque. Alors inspecteur général des forces terrestres, maritimes et aériennes d’Afrique du Nord, après un passage en Indochine, il poursuit une carrière militaire fulgurante. Le 10 juillet 1947, il a ainsi assisté à son premier conseil supérieur de la Défense, à 44 ans. Bien que conservant toute sa fidélité au général de Gaulle, il tâche autant que possible de rester étranger aux rivalités politiques qui agitent la France. Son prestige auprès des Français est intact, davantage d’ailleurs que dans l’armée, où son ascension si rapide suscite des jalousies et où on lui reproche parfois sa gestion trop “libérale” du cas indochinois.En cette fin novembre, Leclerc supervise des manoeuvres interarmées à Oran. Il a décollé de Villacoublay le 26 novembre avec plusieurs officiers, et doit poursuivre son périple par Colomb-Béchar, Timimoun, Touggourt et Biskra. Le 28 au matin, il assiste à une prise d’armes puis rejoint l’aéroport d’Oran-la-Sénia. Il fait froid, le temps est mauvais.On annonce des vents violents et des tempêtes de sable sur le parcours. Après réflexion, confiant dans l’autonomie de l’appareil qui autorise un demitour si la météo est trop hostile, le pilote, le lieutenant François Delluc, se déclare prêt à décoller. Il est 10 h 15. Baptisé Tailly-II, du nom de la propriété de Leclerc en Picardie, le B-25 du général met cap au sud.La météo est mauvaise mais stable. Initialement prévue à 11 h 45, l’arrivée sera cependant repoussée à deux reprises par le pilote, qui a dû réduire sa vitesse. Au repère kilométrique 315, ils découvrent l’épave calcinée de l’avion, disloquée de part et d’autre de la voie .On aperçoit plusieurs masses représentant des corps broyés et en partie calcinés, des fragments d’os et de chair sont disséminés un peu partout sur le terrain.

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